Conférence téléphonique du T4 de Cisco (CSCO.US) : Les agents d'IA lancent un « super cycle du réseau », la hausse des commandes d’IA de 4,5 fois confirme un tournant dans l'industrie
Cisco (CSCO.US) a publié ses résultats du quatrième trimestre et de l'ensemble de l'exercice 2026 le 13 août. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a atteint un niveau record. La direction a souligné que toutes les gammes de produits — réseaux, sécurité, observabilité, etc. — ont enregistré une croissance à deux chiffres.
Selon les informations de l'application Zhihu Caijing, Cisco (CSCO.US) a publié le 13 août les résultats du quatrième trimestre et de l'exercice 2026. Le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a atteint un niveau record de 17,3 milliards de dollars, en hausse de 18 % sur un an ; le chiffre d'affaires annuel a dépassé pour la première fois 63 milliards de dollars, en hausse de 12 %, et le bénéfice par action non-GAAP a progressé de 14 % à 4,33 dollars. La société indique que l'adoption accélérée de l'AI agentique crée actuellement un « super-cycle réseau », les commandes d'infrastructures AI par les clients hyperscale atteignant 9,3 milliards de dollars pour l'année, soit 4,5 fois celles de l’année précédente. Sur la base d'une forte demande, Cisco prévoit que ses revenus liés à l’AI atteindront 7,5 milliards de dollars pour l’exercice 2027, avec une projection de chiffre d'affaires global entre 72,2 et 73,4 milliards de dollars, soit une augmentation d'environ 15 % sur un an. La direction souligne que toutes les lignes de produits – réseau, sécurité, observabilité – affichent une croissance à deux chiffres, avec une nette tendance d’achats coordonnés de solutions réseau de campus et de datacenters. Les entreprises continuent d’accroître leurs investissements dans l’AI-readiness et la modernisation d’infrastructure.
Voici la traduction française de la conférence des résultats du quatrième trimestre et de l’exercice 2026 de Cisco :
Déclarations des dirigeants
Ahmed Sami Badri
Directeur des relations investisseurs et des finances stratégiques
Bonjour à tous. Je suis Sami Badri, directeur des relations investisseurs chez Cisco. Parmi les participants aujourd’hui figurent notre président et PDG Chuck Robbins, ainsi que le directeur financier principal, Scott Herren. Le communiqué de presse financier de Cisco ainsi que les informations complémentaires, y compris le tableau de rapprochement GAAP/non-GAAP, sont désormais disponibles sur notre site relations investisseurs. Cette conférence est également diffusée en direct sur YouTube, LinkedIn et X. À la fin de cette conférence, nous publierons sur le site l'enregistrement du webinaire et les diapositives de présentation.
Durant cet appel, nous ferons référence aux données financières GAAP et non-GAAP. Nous commenterons la performance des produits en nous basant sur les revenus, et la performance régionale et client sur la base des commandes produits, sauf indication contraire. Toutes les comparaisons sont faites en glissement annuel. Notez que notre discussion inclura aujourd’hui des déclarations prospectives, dont nos prévisions pour le premier trimestre et l'exercice complet 2027. Ces déclarations sont soumises aux risques et incertitudes décrits dans nos documents déposés auprès de la Securities and Exchange Commission américaine, particulièrement dans nos derniers rapports 10-K et 10-Q, qui soulignent les facteurs de risque importants laissant entendre que les résultats réels peuvent différer significativement des déclarations prospectives.
Pour les prévisions, veuillez également consulter les diapositives et le communiqué de presse qui accompagnent cet appel pour plus de détails. Sauf divulgation publique explicite, Cisco ne commentera pas ses perspectives financières pendant le trimestre en cours.
Je passe maintenant la parole à Chuck.
Charles Robbins
Président et directeur général
Merci Sami, et merci à tous d’être présents aujourd’hui. Nous avons clôturé notre exercice 2026 sur une note très solide, faisant de cet exercice une année record pour Cisco, avec un chiffre d’affaires dépassant les 63 milliards de dollars, soit une croissance annuelle de 12 %. En fait, en 2026, nous avons réalisé les revenus, la marge opérationnelle et le profit par employé les plus élevés depuis 30 ans. Cela reflète l’exécution exceptionnelle de nos équipes et le rôle de plus en plus critique de nos technologies dans l’ère de l’intelligence artificielle. Pour l’exercice 2027, comme indiqué dans nos perspectives, nous prévoyons une amélioration continue de tous ces indicateurs, illustrant notre productivité et rentabilité remarquables.
Nous sommes convaincus que l’adoption accélérée de l’Agentic AI génère actuellement un super-cycle pour le réseau. Alors que nos clients cherchent à gérer des volumes et coûts de trafic croissants, ils investissent dans la pile technologique réseau de Cisco, pour des tâches d’inférence dans le cloud, sur site et en périphérie. Parallèlement, l’essor de l’Agentic AI élargit la surface d’attaque, augmentant la demande pour nos solutions de sécurité et d’observabilité, afin d’aider à surveiller les comportements agents et contrer les menaces évolutives. Cela crée pour Cisco une opportunité unique, et nous pensons que nous sommes qu’au début de ce super-cycle.
Concernant le quatrième trimestre : nous avons enregistré un chiffre d’affaires record de 17,3 milliards de dollars, en progression annuelle de 18 %, dont des revenus produits en hausse de 24 %. La performance historique combinée à un gain d’efficacité opérationnelle a entraîné une croissance du BPA non-GAAP de 23 % au T4 et de 14 % sur l’année. Cela montre un puissant effet de levier d’exploitation, car la croissance du bénéfice net dépasse celle du chiffre d’affaires. Cette rentabilité a permis de générer un flux de trésorerie important, soutenant notre engagement envers la redistribution du capital à nos actionnaires. Au T4, nous avons rendu 3,2 milliards de dollars via rachats d’actions et dividendes, portant le total retourné à 12,7 milliards de dollars sur l’exercice, soit 99 % du free cash-flow. Nos résultats illustrent la confiance de nos clients et notre engagement à leur fournir les solutions nécessaires durant cette transformation technologique accélérée.
Pour ce qui est de la demande : nous constatons un élan mondial et une forte demande pour nos technologies. Les commandes totales de produits au T4 ont augmenté de 35 % sur un an, avec les commandes des clients hyperscale progressant de plus de 100 %. Hors clients hyperscale, la croissance des commandes produits atteint 25 %. Les commandes produits du secteur entreprise ont accéléré à 21 %, chaque catégorie et région enregistrant une croissance à deux chiffres. Les commandes du secteur public ont aussi accéléré à 30 %, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, ainsi que l’Asie-Pacifique, le Japon, et la Grande Chine, restant en croissance, la zone Amériques voyant une accélération grâce au gouvernement fédéral américain. Les commandes de produits de fournisseurs de services et cloud ont bondi de 95 %, et pour les quatre principaux clients hyperscale, les commandes d’infrastructures AI ont chacune croît de plus de 100 %. Le secteur télécom a aussi vu ses commandes augmenter de plus de 30 %.
Côté produits, les commandes réseau ont progressé de 40 % au T4, grâce à la croissance exponentielle des routeurs fournisseurs de services et des solutions optiques Acacia, ainsi qu’à la croissance à deux chiffres dans les switches datacenter, compute, switches de campus, solutions sans fil, routeurs et équipement IIoT entreprise. C’est le huitième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres pour notre offre réseau, confortant le scénario d’un super-cycle réseau pluriannuel de plusieurs milliards de dollars. Plus de la moitié de nos clients achètent à la fois des solutions réseau de campus et datacenter, illustrant l’intérêt de notre plateforme différenciante – où chaque nouvel investissement renforce la valeur des équipements existants.
Côté hyperscale AI : au T4, nous avons remporté 4 milliards de dollars de commandes, portant le total annuel à 9,3 milliards de dollars, soit 4,5 fois plus que l’année précédente. La répartition est d’environ 60 % pour des systèmes basés sur Silicon One, 40 % pour des produits optiques. Acacia a surperformé, dépassant 1 milliard de dollars de commandes au T4. À ce jour, nous avons expédié plus de 850 000 modules optiques 400G et 75 000 modules 800G cohérents. Avec la dispersion croissante des workloads AI entre clusters et sites, la demande pour cette technologie restera élevée et notre position est leader sur ce marché.
Nous avons obtenu 3 nouveaux succès design win auprès de clients hyperscale ce trimestre, notamment pour un système scale-out basé sur Silicon One P200, désormais adopté par trois hyperscales différents avec des commandes reçues au T4. Nous estimons que ce mouvement scale-out ne fait que commencer. Les modèles AI devenant de plus en plus complexes et volumineux, les clients hyperscale doivent opérer des connexions inter-datacenters, car les contraintes d’espace et d’énergie limitent la taille d’un datacenter unique. L’efficacité énergétique, la fiabilité et la scalabilité sont essentielles pour garantir le fonctionnement de GPU distribués comme s’ils étaient colocalisés.
À cet égard, Cisco est bien positionné grâce à nos systèmes sur base P200, nos composants optiques leaders, les systèmes de ligne ouverts et notre prochain système optique multi-canal, pour répondre à ces besoins. D’autres design wins concernent le G200 pour le scale-out et un design de fibre louée utilisant nos systèmes et modules optiques cohérents, permettant à des équipements tiers de bénéficier directement de notre technologie. Ce gain stratégique positionne Cisco comme challenger des fournisseurs historiques et pourrait changer la donne sur ce marché traditionnel.
Nous prévoyons, dans les 6 mois, plusieurs autres design wins AI sur G300, G200 et P200 et sur les produits optiques. Comme déjà évoqué, les succès auprès des hyperscale sont dus à Silicon One – l’architecture la plus évolutive et programmable du secteur, adaptée à divers cas d’usage et configurations. Nous prévoyons de déployer Silicon One à l’ensemble de nos systèmes réseau haute performance d’ici l’exercice 2029, ce qui nous donnera plus de contrôle sur la chaîne d’approvisionnement et l’innovation. Maîtriser puces, systèmes et logiciels nous permettra de livrer des réseaux plus performants et sécurisés, consolidant notre avantage concurrentiel et notre part de marché.
Globalement, notre activité hyperscale maintient un fort élan : les revenus infrastructure AI devraient grimper à 7,5 milliards de dollars en 2027 grâce à la demande et au gain de parts de marché. Pour référence, ces activités représentaient 6 % de nos revenus en 2026 contre moins de 2 % en 2025. Outre les hyperscale, nous avons engrangé plus de 400 millions de dollars de commandes AI auprès de nouveaux clouds, clouds souverains et clients entreprises, dépassant un milliard de dollars sur l'année. Nous avons signé au T4 un nouveau design win scale-out G200 avec un cloud provider émergent.
Dans le secteur entreprise, les commandes de switches Nexus marquées déploiement AI ont crû de plus de 85 % séquentiellement. Ces clients cherchent à étendre l’AI de façon économique, se concentrant sur la gestion de la consommation de tokens et la sélection optimale du modèle par workload. Nous pensons que les infrastructures AI sur site deviendront stratégiques, car les entreprises veulent optimiser la valeur métier et les coûts de l’AI. Il leur faut des clusters GPU locaux, des déploiements edge avec faible latence, bande passante élevée, sécurité intégrée, observabilité et automatisation – toutes briques de l’offre Cisco grâce à notre stack technologique verticalement intégrée et conçue en synergie.
Quelle que soit l’option de déploiement AI – cloud public, providers émergents, cloud souverain, sur site ou edge – Cisco sera gagnant grâce à l’étendue et la profondeur incomparables de son offre et son expertise dans chaque scénario. Côté entreprise, nous constatons des investissements dans l’infrastructure sur tous les environnements. Les commandes réseau datacenter ont bondi de plus de 35 % au T4. À noter, une grande banque américaine a commandé 1 000 switches smart datacenter à Cisco, remplaçant les produits d’un concurrent réseau majeur et d’un principal fournisseur de pare-feu, au profit d’une architecture sécurisée exclusive à Cisco.
La modernisation des lieux de travail accélère aussi : forte demande continue pour notre offre réseau de campus, les commandes produits progressant de 20 % au T4. La montée en puissance de nos nouveaux produits switching, routing, sans fil dépasse celle des générations précédentes, et le Wi-Fi 7 représente plus de 50 % des commandes sans fil. Cette dynamique de campus est tirée par le renouvellement des infrastructures afin d’étendre les projets AI et renforcer la défense face à l’évolution des menaces cybersécurité. Une société AI d’avant-garde a choisi la solution Cisco (Wi-Fi 7, switches intelligents, segmentation bout-en-bout) pour accélérer l’innovation et sécuriser ses nouveaux sites lors de leur ouverture rapide.
Les commandes de nos produits IIoT affichent neuf trimestres consécutifs de croissance à deux chiffres, l’accélération se poursuivant au T4 grâce aux déploiements dans l’industrie et les utilities, ainsi qu’à l’équipement ruggedisé des datacenters pour conditions extrêmes.
Côté sécurité : l’ensemble de nos produits sécurité (y compris Splunk) a enregistré une croissance des commandes à deux chiffres au T4. Sur le noyau sécurité, plus de 1 500 clients ont acheté nos nouveaux produits (Secure Access, XDR, Hypershield, AI Defense) ce trimestre, portant à plus de 6 400 le total net de nouveaux clients depuis leur lancement. Les commandes pare-feu ont crû de plus de 30 %. En AI Security, la tendance est à l’adoption d’approche unifiée entre utilisateurs, applications et agents, et nous constatons une adoption grandissante des capacités AI Security, dont AI Defense et les protections dans Secure Access.
Alors que l’informatique quantique amène déjà de nouveaux risques, les clients évaluent leur exposition. Cisco se distingue pour évaluer et mitiger ces risques, en mettant en œuvre la cryptographie post-quantique (PQC) aux niveaux réseau, équipements et données. Nos derniers systèmes (routeurs Secure, switches intelligents, contrôleurs sans fil et plateformes firewall sécurisées) sont conformes à PQC, ce qui attire fortement les secteurs les plus réglementés.
Sur Splunk, la dynamique est bonne. Les solutions sont intégrées à notre offre cyber et ont permis plusieurs accords stratégiques au T4. Nous avons engrangé plus de 280 nouveaux comptes clients Splunk, le plus haut chiffre trimestriel sur 2026, dépassant notre objectif annuel de +1 000 nouveaux comptes. En collaboration, nous signons notre meilleur trimestre depuis sept ans avec une progression des commandes à deux chiffres, et +40 % sur les équipements vidéo.
Côté innovation : lors de Cisco Live en juin aux États-Unis, nous avons lancé Cisco Cloud Control, une console d’administration unifiée pour humains et agents couvrant tout Cisco. Cloud Control regroupe nos dernières avancées AI comme AI Canvas et Cisco IQ. Près de 4 500 entreprises se sont déjà inscrites, tirant bénéfice d’AI Canvas et autres modules.
Par exemple, chez un grand éditeur américain, un ingénieur réseau a perdu plus de 8 heures à diagnostiquer des coupures vidéo, alors qu’une requête à AI Canvas a localisé la cause en quelques minutes, identifié le point d’accès concerné et prescrit l’action. Désormais, les clients exploitent chaque jour AI Canvas pour obtenir des insights jusqu’ici inaccessibles, décuplant la productivité.
Nous innovons aussi en sécurité avec le lancement d’Antares, famille de petits modèles LLM open-weight, permettant aux pros cybersécurité de détecter rapidement les vulnérabilités dans du code source. Antares s’inscrit dans la démarche de Cisco de fournir des outils AI fiables et praticables pour la cybersécurité et participe à l’établissement de standards d’adoption en AI Security. Le mois dernier, nous avons lancé le service de résilience d’infrastructure renforcé par Cisco IQ, déjà adopté par plus de 8 600 clients.
Ce service aide à détecter les failles, prioriser les actions et appliquer une protection continue à vitesse machine. L’accélération AI se poursuit au sein de Cisco, aussi bien pour l’interne que pour mieux servir les clients. Nos équipes support utilisent l’AI générative et les agents, divisant le temps d’émission de devis et de résolution des incidents, relevant le taux de renouvellement abonnements. Sur 2026, 145 000 tickets support ont été résolus totalement par AI, sans intervention humaine. Circuit, notre assistant AI propriétaire et local, a généré plus de 75 millions de prompts au T4. Il opère sur notre infrastructure AI Factory sécurisée, maximisant l’utilisation GPU et routant chaque tâche automatiquement vers le LLM optimal, tout en gérant la consommation de tokens.
En résumé, je suis extrêmement fier de notre équipe et de ses efforts continus pour garantir la meilleure expérience client. Nous sommes à l’aube d’un super-cycle réseau, qui offre à notre entreprise d'immenses opportunités. Nous restons déterminés à accompagner la modernisation et la sécurisation des infrastructures de nos clients pour libérer tout le potentiel de leurs investissements AI.
Je laisse maintenant la parole à Mark pour le détail des résultats trimestriels et les perspectives.
Mark Patterson
Vice-président exécutif et directeur financier
Merci, Chuck. Nous avons livré un trimestre exceptionnel, dépassant la borne haute de nos prévisions sur les revenus, marges opérationnelles et BPA, tout en générant un solide cashflow opérationnel.
Le chiffre d’affaires total du trimestre a atteint un record à 17,3 milliards de dollars, soit +18 %. Le bénéfice net non-GAAP s’élève à 4,9 milliards, le BPA non-GAAP à 1,22 dollar, tous deux records avec une hausse de 23 %, illustrant une superbe levée opérationnelle (net income/BPA progressant plus vite que le CA).
Les revenus produits atteignent 13,5 milliards (+24 %) ; services stables à 3,8 milliards. La croissance produits est menée par l’activité réseau, accélérée à +28 %, grâce à l’infrastructure AI (+100 %), au switching datacenter (+10 %) et à la progression continue des réseaux de campus. L’activité sécurité affiche +14 %, portée par Splunk, la cybersécurité et le SASE. La collaboration croît de 12 %, avec des performances solides des équipements Webex et du centre de contact.
Côté récurrence : le total des obligations de performance restantes (RPO) s’élève à 46,7 milliards (+7 %), dont produits +9 %. Le chiffre d’affaires annuel récurrent (ARR) atteint 32,1 milliards (+3 %), produits +5 %. Les revenus d’abonnement représentent 48 % du total. Les revenus logiciels totaux sont de 6,2 milliards (+11 %).
Les commandes produits progressent de 35 %, croissance généralisée sur toutes les régions, technologies et marchés clients. Chaque région affiche une dynamique à deux chiffres : Amériques +44 %, EMEA +25 %, APJC +19 %. Par marché : fournisseurs de services et cloud leaders (+95 %), secteur public et entreprise solides (+30 % et +21 %).
La marge brute non-GAAP totale est de 66,3 % (-210 points de base sur un an mais +30 points sur le trimestre). Produit : 64,8 % (-270 pb), impacté par l’augmentation du mix hardware et le coût mémoire, compensé partiellement par un gain de productivité et des hausses de prix. Service : 71,6 % (+80 pb). Nous maintenons une stricte discipline financière et une profitabilité stable, avec une marge opérationnelle non-GAAP de 35,9 %, témoignant de notre efficacité. Le taux d'imposition non-GAAP est de 18,8 % ce trimestre.
Bilan : à fin T4, la trésorerie et les équivalents plus investissements totalisent 15,9 milliards de dollars. Le cashflow opérationnel est de 5,4 milliards (+27 %), résultat de la hausse de CA et du levier opérationnel. Concernant le capital, nous avons rendu 3,2 milliards aux actionnaires ce trimestre, dont 1,7 milliard en dividende et 1,5 milliard en rachats d’actions. Il reste 8,1 milliards dans notre programme de rachat.
Sur l’ensemble de l’exercice, le CA atteint 63,3 milliards (+12 %), la marge opérationnelle non-GAAP augmente de 40 pb à 34,8 %. Le bénéfice net non-GAAP est de 17,2 milliards (+13 %), le BPA non-GAAP de 4,33 dollars (+14 %), tous deux record avec une croissance supérieure à celle du CA. Nous avons retourné 12,7 milliards aux actionnaires, dont 6,6 milliards de dividende et 6,1 milliards en rachats. Nous avons augmenté le dividende pour la 15e année consécutive, témoignant de notre confiance dans notre génération de cash durable.
En conclusion, nous avons surpassé les attentes sur les revenus et bénéfices tant sur le trimestre que l’exercice complet. Ce succès est dû à l’accélération de l’innovation, une forte dynamique des commandes et une gestion rigoureuse des coûts. Nous restons concentrés sur l’investissement stratégique dans l’innovation organique pour saisir les opportunités de croissance majeures, tout en considérant également les acquisitions complémentaires.
Ce trimestre, nous avons finalisé l’acquisition de Galileo Technologies, Inc. et Astrix Securities Ltd., renforçant nos offres d’observabilité et de sécurité. Tous ces investissements s’effectuent dans le respect de notre discipline de dépenses, ce qui continue de nourrir notre forte génération de cash et soutient notre capacité de retour de valeur aux actionnaires. À l’avenir, vous pouvez vous attendre à ce que nous restions axés sur la croissance durable tout en maintenant la discipline financière, améliorant le levier opérationnel et poursuivant le rendement du capital.
Concernant les perspectives : pour le premier trimestre de l’exercice 2027, nous prévoyons un CA de 18,0 à 18,2 milliards de dollars. La marge brute non-GAAP devrait être de 65 % à 66 %. La marge opérationnelle non-GAAP entre 35,5 % et 36,5 %. Le BPA non-GAAP entre 1,32 et 1,34 dollar. Nous retenons un taux d’imposition effectif non-GAAP d’environ 18,5 %.
Pour l’exercice 2027 complet : prévisions de CA entre 72,2 et 73,4 milliards de dollars. BPA non-GAAP entre 5,05 et 5,11 dollars.
Passons à la séance de questions / réponses.
Session de questions-réponses
Amit Daryanani
Recherche actions institutionnelles, Evercore ISI
Félicitations pour ces excellents résultats. Ma première question, Chuck, concerne la croissance projetée de 15 % du CA pour l’exercice 2027 selon le point médian de vos prévisions. Même en excluant les revenus AI, cela sous-entend un taux de croissance à deux chiffres de 10 %, alors que votre modèle long terme évoquait 4 % à 6 %. Pourriez-vous détailler les moteurs de croissance hors AI ? En tenant compte de vos commentaires sur le début de super-cycle réseau, comment voyez-vous la durabilité de cette dynamique ? Il serait précieux d’adresse cette question vu les craintes d’atteinte du pic de cycle.
En suivi, vous guidez vers 7,5 milliards de revenus AI pour 2027. Pourriez-vous aller plus loin sur les opportunités scale-out de Silicon One et l’optique, surtout à l’approche du lancement de vos solutions multi-rail l’an prochain ?
Charles Robbins (Président et PDG) : Merci Amit. D’abord, je suis extrêmement fier de l’équipe et de ce que nous avons accompli. Cela reflète des années d’efforts, sujet que nous poursuivrons durant cette séance. Je pense que ce super-cycle est possible car nous sommes les seuls à posséder systèmes, puces, optique, sécurité, observabilité – et à les intégrer en une pile technologique complète pour nos clients.
Prenez la dynamique globale actuelle : tout d'abord, les clients hyperscale dans l’AI sont très clairs. Ce trimestre nous avons généré 9,3 milliards de dollars de commandes. Nous guidons pour 7,5 milliards de revenus – c’est du revenu, pas des commandes, pour l’exercice 2027. Donc impulsion sur les hyperscale. Les opérateurs télécom construisent aussi, or nos commandes télécom ont crû de plus de 30 % au T4, ils préparent l’infrastructure pour des technologies comme le scale-out, car le trafic réseau scale-out lié à l’AI est environ 14x supérieur à l’interconnexion datacenter classique. Donc ils bâtissent pour ça.
Nos clients entreprises, dont nous parlons depuis un an, modernisent aussi leur réseau pour l’AI et anticipent les effets de Mythos. Ils doivent aussi se préparer au quantique. Ces facteurs sont les moteurs des renouvellements campus, et, pour la première fois, l’ensemble de nos gammes campus – switching, routing, wireless – sont en train d’être modernisées simultanément.
Tous ces facteurs sont accélérés par le phénomène Mythos : les clients analysent les produits LDOS (Last Date of Support), ceux qui ne sont plus patchés. Nous pensons que tous ces éléments porteront ce super-cycle pour le long terme. Nous sommes très confiants.
Pour votre seconde question, sur le scale-out : comme précisé plus tôt, le trafic réseau scale-out AI est environ 14x plus intense qu’avant au niveau datacenter. Nous sommes en bonne position grâce au P200, avec trois succès distincts chez trois hyperscale et, dès ce T4, toutes les commandes reçues. Facteur très positif.
Nos produits optiques, Acacia notamment, ont généré plus d’1 milliard de dollars ce trimestre. Nous avons aussi annoncé un premier gain sur l’optique multi-rail. Notre système multi-rail est en phase de déploiement initial sur ces plateformes. Le potentiel scale-out est immense ; nous croyons beaucoup à notre capacité à saisir cette opportunité à l'avenir.
Benjamin Reitzes
Melius Research LLC
Chuck et Mark, bravo pour ces résultats marquants. Questions sur la marge brute. Quelles sont vos hypothèses pour Q1 et l’année complète, étant donné la contraction projetée ? Il y a-t-il une part de conservatisme ? Comment avez-vous abouti à la fourchette de 65-66 % ?
Par ailleurs, sur vos guidances CA annuel, vos commandes réseau croissent de plus de 20 %, 50 %, 40 % récemment. Pourtant, le CA réseau est guidé à une croissance inférieure à celle des commandes. Est-ce du conservatisme ? Pourquoi le CA réseau ne suivrait-il pas le pattern des commandes ?
Mark Patterson (EVP & CFO) : Merci Ben. Pour prendre du recul et décomposer les hypothèses : sur 2026, nous avons fini sur une croissance à deux chiffres du CA (+12 %) et du bénéfice (+14 %), tous deux en accélération. Sur 2027, la guidance est 15 % de croissance CA et 17 % de bénéfice, soit un effet levier encore plus marqué.
Si on retire les 7,5 milliards de revenus hyperscale, le business cœur croît d'environ 10 %, très supérieur à nos cibles long terme. Quelques précisions supplémentaires sous les chiffres : sécurité et observabilité passeront d’une croissance faible à 2026 à une croissance haute à 2027 ; les services redeviendront positifs et s'amélioreront au fil de l’année.
Pour la marge, nous sommes au début du super-cycle, expédions beaucoup de hardware, ce qui alourdit la part de matériel sur les ventes et exerce une légère pression sur la marge brute pour 2027. Cependant, la marge opérationnelle est un meilleur indicateur de rentabilité : notre prévision implique une marge op non-GAAP d’environ 35 %, au plus haut historique.
Sur la croissance réseau : plus vite ? Un peu de prudence dans la guidance oui, quoique satisfaits de la dynamique et des tendances exposées par Chuck. L’effet de base est important : Q1-Q2 vs Q3-Q4, où la croissance implicite ralentit vers 13 %, car l’année passée l’accélération s’est faite en fin d’exercice. Le ratio Q1/année entière reste cohérent à environ 25 %, comme sur la moyenne 3 ans.
Charles Robbins (Président et PDG) : Oui, Mark, sur la marge opérationnelle : atteindre 35 % prouve que nos choix stratégiques, notamment sur le segment hyperscale, sont hautement profitables. Les coûts supplémentaires liés à ces croissances sont très faibles, contrairement à nos métiers traditionnels où les charges augmentaient en parallèle de l'activité. Là, des marges brutes plus basses génèrent tout de même des profits élevés, grâce à l’effet d’échelle.
Mark Patterson (EVP & CFO) : Oui. Juste un chiffre pour illustrer : au T4, la marge brute perd 2,1 points sur un an mais les dépenses opérationnelles diminuent de 3,7 pour cent du CA, permettant la marge op de passer de 34,3 % à 35,9 %. Preuve du levier et de la productivité.
Meta Marshall
Recherche, Morgan Stanley
Heureux de constater le rebond de la sécurité, +14 % an, ce qui marque une nette inflexion. S’agit-il de la fin du cycle de défis pour Splunk ? Beaucoup de dette technique a-t-elle été remplacée ?
Et sur l’évolution entreprise cloud/local : vos discussions montrent-elles un argumentaire coût ? Ou s’agit-il de souveraineté/sécurité des données ? Comment vos échanges client évoluent-ils ?
Mark Patterson (EVP & CFO) : Sur la sécurité, le T4 à +14 % de croissance revenu nous satisfait. Nous sommes effectivement sur un point d’inflexion, Splunk aussi, la tendance s’améliore. Au global, sur 2026, la sécurité finit à un chiffre faible, mais atteint le haut de la fourchette à 2027.
À noter, quelques anomalies sur le T4, notamment de grosses affaires on-premise d’une durée inhabituelle. Cela a fait grimper les chiffres sécurité ponctuellement. Nous reviendrons probablement vers deux tiers cloud, un tiers local sur la durée. Attendez-vous à une croissance sécurité autour de la médiane à un chiffre pour Q1, s’améliorant sur l’année.
Charles Robbins (Président et PDG) : En complément sur la sécurité, notre offre organique s’améliore continuellement. Nos nouveaux produits ajoutent 1 600 nouveaux clients sur l’année, plus de 6 400 au total sur les nouvelles technologies équipes. Le pare-feu Cisco progresse de 30 % pour le second trimestre de suite. Cela va perdurer.
La discussion cloud/local côté entreprises porte évidemment sur les coûts, la sécurité, la souveraineté. Tout intervient. Cela commence autour de l’économie des tokens, mais s’élargit vers la question des modèles ouverts, des modèles privés/publics, et de la sécurité des agents/de mes données.
Les clients choisiront les modèles les mieux adaptés à chaque cas d’usage et workload. Si le cloud reste privilégié, c’est positif pour nous. Si ils migrent vers des modèles open-weight on-premise, c’est aussi à notre avantage car cela implique des investissements réseau privatif, ce qui se confirme : +40 % Q3, +35 % Q4 côté commandes datacenter entreprise. L’essor des déploiements agent et les questions de sécurité/latence/performance edge suivront, et Cisco sera gagnant quelle que soit l’architecture choisie.
Aaron Rakers
Recherche, Wells Fargo Securities
Bravo pour vos résultats. En analysant vos guidances, le T1 implique plus de 20 % de croissance, ce qui semble nécessiter un ralentissement par la suite. Pouvez-vous détailler la linéarité de vos 7,5 milliards de revenus AI attendus sur 2027 ?
Petite question complémentaire sur la supply : les stocks continuent de croître. Que faites-vous côté engagements/commandes ou extension de la supply chain pour assurer la demande ?
Mark Patterson (EVP & CFO) : Plusieurs points. Nous sommes prudents pour le reste de l’année. L’effet de base devient plus dur et le T1 pèse 25 % du CA attendu, ce qui est cohérent. Pour les 7,5 milliards AI, la répartition sera croissante, avec un Q4 plus fort que le Q1.
Côté composants, nous tirons parti de notre force financière ; notre équipe supply chain est reconnue comme la meilleure depuis plusieurs années. Pas de problèmes de délais majeurs, contrairement à d’autres. Nous signons des accords stratégiques, investissons dans la mémoire (par ex. Nanya). Aucun intermédiaire entre TSMC et nous. Les approvisionnements puces sont sécurisés pour wafers, packaging, test, directement avec TSMC. Nous sommes bien placés pour répondre à la demande de 2027, voire au-delà si la demande s’intensifie.
David Vogt
Recherche, UBS Investment Bank
Chuck et Scott, question sur la reconnaissance des revenus AI. Si je prends vos 2 milliards de commandes AI l’an dernier, je suppose que la moitié a été reconnue en revenus, ce qui signifie environ 3 milliards sur 9,3 milliards de commandes. Vous avez revu à la hausse vos prévisions de revenus AI (de 6 à 7,5 milliards), mais cela paraît prudent. Est-ce lié au calendrier de reconnaissance, sont-elles livrées sur plus de 12 mois ? Impact supply ?
Ensuite, concernant les hausses de prix sur le business campus/réseau non-AI : quelle est l’acceptabilité client ? Anticipent-ils, valident-ils les hausses ? Des retours qualitatifs ?
Mark Patterson (EVP & CFO) : Pour clarifier, 4 milliards de revenus AI et 9 milliards de commandes sur 2026. Il y a donc du backlog pour 2027. Les commandes AI sont massives et irrégulières, souvent longtemps à l’avance. Une prévision de 7,5 milliards pour l’exercice complet est donc prudente et raisonnable.
Concernant les hausses de prix, elles représentent 5 points de croissance du CA au T4. En 2027, l’effet s’estompe progressivement, avec plus d’impact sur le S1. L’effet total 2027 sera de 4 à 5 points environ.
Nous augmentons les prix par nécessité, après exploration de toutes les autres options d’approvisionnement. Nous internalisons aussi au maximum : plus de 30 projets d’optimisation mémoire. Wi-Fi 7 en est un bon exemple, où une optimisation a réduit la consommation mémoire de 50 % en 90 jours. Globalement, 95 % de nos ventes ne sont pas des serveurs, la mémoire ne représente que 15-20 % du coût BoM (vs. plus des deux tiers ailleurs).
Les hausses concernent exclusivement le hardware, donc nous ciblons là où la tension est la plus forte. Côté client, ces hausses – bien que non souhaitées – sont comprises comme un sujet sectoriel, non spécifique à Cisco.
Joseph Cardoso
Recherche, JPMorgan
Une question sur la durabilité de vos revenus, à la lumière de l’élan généralisé dans le stack IT, vues chez les serveurs, votre côté réseau, dans ce contexte inflatoire. Les budgets entreprises évoluent-ils en phase avec cette demande ? Y a-t-il un risque d’étirement ? Que rapportent les clients ?
Charles Robbins (Président et PDG) : La plupart de nos clients reconnaissent la phase de transformation technologique la plus rapide jamais vue. Il y a la nécessité d’agir prudemment mais vite, sous peine de perdre l’avantage compétitif. D’où le maintien des investissements ; tout arrêt exposerait sérieusement l’entreprise. Côté budget, ils réallouent plutôt à l'intérieur des enveloppes existantes.
Par ailleurs, nous constatons qu'ils traitent l’AI, Mythos, le quantique comme ils ont traité la cybersécurité ces dernières années : ce n’est plus optionnel. L’argent est préempté sur d’autres postes pour couvrir ces investissements stratégiques.
Pas d’impact massif Mythos à date dans nos chiffres, mais le pipeline s’intensifie – souvent classée "mise à jour réseau" mais qui est en fait du budget cybersécurité.
Carl Ackerman
Recherche, BNP Paribas
Deux questions. Vous mentionnez +20 % de croissance des commandes réseau campus au T4. Cisco Cloud Control y a-t-il contribué ? La synergie est-elle un moteur pour l’avenir ? Et quid de la durabilité de la demande IT entreprise vers 2027 au vu de votre fort S2 2026 ?
Charles Robbins (Président et PDG) : Les deux questions sont liées. Cloud Control a reçu un retour très positif — 4 500 clients déjà inscrits pour notre programme privilégié. Le lancement complet sur les US aura lieu sous peu, puis sera généralisé sur 3 à 6 mois. Ce n'est pas Cloud Control seul qui est le moteur majeur, mais il illustre notre démarche plateforme : gestion unifiée AI Canvas, multi-environnements cloud/local. Cette approche soutient et entretient la demande, en lien avec l’innovation produits et la plateforme. Notre force de vente en témoigne, et c’est un gage de durabilité de la demande, en plus de la dynamique budgétaire exposée précédemment.
Tomer Zilberman
Recherche actions, BofA Securities
Remplaçant Tal ce soir. Concernant la trajectoire des commandes hyperscale : télécom +30 % ce trimestre contre 9 % le trimestre passé. Mais combiné télécom+cloud : 105 % le trimestre dernier, 95 % ce trimestre, soit un ralentissement. Y a-t-il un signal sur la demande ou n’est-ce que l’irrégularité des commandes ? Et quid de la vision sur les commandes AI 2027 ?
Charles Robbins (Président et PDG) : De 105 % à 95 %, je pense qu’il s’agit de l’effet de base ou d’une anomalie. En tout cas, les quatre hyperscale ont connu une croissance à trois chiffres ce trimestre. Plus de 4 milliards de commandes comme prévu, record cette année. La croissance télécom accélère, mais par rapport à la taille des hyperscale, l'impact relatif demeure limité. Je reste optimiste car tous ces segments alimentent le super-cycle en cours. Les telcos investissent, car la demande hyperscale AI pour le scale-out impacte leur réseau, d’où la croissance télécom.
Mark, veux-tu parler des revenus vs commandes AI ?
Mark Patterson (EVP & CFO) : Oui. Sur 2025/2026, nous avons défini une cible annuelle de commandes AI et mis à jour régulièrement, principalement pour démontrer la taille et le rôle clé de Cisco dans l'AI. Pour 2027, nous guidons désormais sur le revenu annuel (7,5 milliards). Nous communiquerons sur les indicateurs avancés (design wins, commandes), mais sans cible commandes. Attendez-vous néanmoins à ce que les commandes AI augmentent significativement vs 2026.
Benjamin Bolin
Cleveland Research Company
Chuck, sur la demande incrémentale : d’où viennent les budgets, et comment profitez-vous pleinement des nouveaux impératifs comme Mythos ? Quant aux délais de livraison, pouvez-vous comparer ceux des produits non-Silicon One vs Silicon One, et quel est l'impact du deal direct TSMC ?
Charles Robbins (Président et PDG) : Pour la demande, un exemple : un CEO industriel US nous a contactés très en amont sur Mythos car il fallait remplacer des équipements LDOS. Le sujet, c’est qu’ils n’ont pas d’autre choix – ils trouvent le budget ensuite. C’est différent d’avant. De plus, 8 à 9 000 clients utilisent Cisco IQ pour évaluer leur base installée, identifier le patchable/non patchable. Mais à ce jour, peu d’impact Mythos concret dans les chiffres, le pipeline monte en puissance. Et les équipements LDOS de nos concurrents aussi sont des opportunités marché pour nous. Les budgets se réallouent alors vers l’IT.
Mark, sur les délais ?
Mark Patterson (EVP & CFO) : Aucun problème significatif de délais, bien que tension sur certaines parties de la chaîne. Pas d’alertes clients spécifiques au niveau global. Sur TSMC, la grande différence est l’absence d’intermédiaires ou "off-the-shelf". Nous traitons en direct, et cela donne du contrôle sur l’approvisionnement comme sur l’innovation. Bientôt un déplacement de Chuck et Jeetu pour solidifier ce partenariat.
Charles Robbins (Président et PDG)
Conclusion
Pour finir, merci à tous pour votre participation aujourd’hui. Je souhaite souligner un point important : il faut prendre du recul. Nous ne sommes pas des bénéficiaires accidentels de la ruée AI, particulièrement du côté hyperscale. Ceux qui suivent Cisco depuis mon arrivée ont entendu qu'il y a 6 ans à peine, nous avions très peu de relation ou de business avec les hyperscale. Nos produits étaient peu présents dans leurs datacenters, juste sur leur périphérique entreprise. Avec nos investissements et rachats dans les semi-conducteurs, l’optique et la sécurité, nous avons reconstruit ces relations, promettant écoute et adaptabilité (puces, systèmes et logiciels, séparés ou en combo). Notre pivot plateforme s’incarne dans le travail de Jeetu et son équipe. Nous avons constitué des équipes adaptées qui permettent la percée actuelle. Je félicite tout Cisco pour plus de dix ans d’efforts qui nous ont préparés à la vague actuelle. La demande pour notre tech n’a jamais été aussi forte, nos résultats en attestent. L’AI continue de provoquer un fort élan auprès des hyperscale, entreprises, nouveaux clouds, clouds souverains, telcos, partout.
Les opportunités de renouvellement n’en sont qu’à leurs débuts. Nous croyons au super-cycle, et pensons que le réseau restera déterminant pour faire réussir les déploiements AI. Nous nous considérons comme acteur clé et nous engageons à assurer un réseau sécurisé à chaque client pour chaque déploiement AI choisi. Je redis ma fierté pour nos équipes et mon optimisme pour 2027 et au-delà. Merci.
Ahmed Sami Badri (Directeur relations investisseurs) : La prochaine conférence de Cisco couvrira le premier trimestre de l’exercice 2027 et se tiendra le jeudi 12 novembre 2026 à 13h30 Pacific / 16h30 Eastern. La conférence s’achève ici. Pour toute question supplémentaire, contactez le département relations investisseurs Cisco. Merci de votre participation aujourd’hui.
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