La correction du prix de l’or est une opportunité de positionnement, les institutions restent optimistes sur le long terme et privilégient les actions du secteur minier.
FXStreet, le 1er juillet—— La récente correction temporaire des prix de l’or a suscité une attitude attentiste sur les marchés ; selon les conseillers de Vallarta Capital, la logique du marché haussier à long terme sur l’or demeure intacte, le niveau élevé de la dette mondiale, la politique monétaire accommodante et la fragmentation géopolitique continuant de soutenir les prix de l’or. L’institution souligne que le marché sous-estime la probabilité d’un changement de politique de la Fed ainsi que la valeur refuge de l’or ; les actions des sociétés minières aurifères sont actuellement sous-évaluées, leurs flux de trésorerie sont solides et leur rapport qualité/prix exceptionnel, surpassant l’or physique. Vallarta Capital mise aussi sur des entreprises minières canadiennes de qualité, et anticipe une consolidation continue du secteur, offrant des opportunités de correction des valorisations.
Récemment, le prix international de l’or a connu une correction temporaire, entraînant une hausse de l’attentisme sur les marchés, mais les grands gestionnaires d’actifs adoptent une stratégie inverse.
L’équipe principale de Vallarta Capital déclare que
La politique monétaire durablement accommodante, pierre angulaire du marché haussier de l'or
Brad Dunkley, co-fondateur et directeur des investissements de Vallarta Capital, indique que la tendance haussière à long terme de l’or est toujours solide, le principal moteur n’étant pas la volatilité de l’inflation à court terme, mais bien la dépréciation systémique des monnaies au niveau mondial. Le niveau actuel de la dette mondiale est très élevé, les décideurs politiques ne permettent plus de récessions profondes ou de ralentissements prolongés, préférant maintenir une surchauffe économique et injecter de la liquidité pour compenser la pression de la dette.
Dunkley explique qu’un niveau trop élevé de la dette limite l’espace de hausse des taux directeurs, tandis que les pays s’appuient généralement sur des taux d’intérêts réels négatifs pour stabiliser la croissance et atténuer le risque de dette. Ce contexte de répression financière normalisée affaiblit durablement le pouvoir d’achat des monnaies légales, donnant ainsi à l’or un potentiel haussier à long terme. Il ajoute que le marché surestime la persistance de la politique restrictive de la Fed : dès que la pression financière augmente, la Fed reviendra rapidement à une politique accommodante, il n’existe pas d’environnement de resserrement durable.
Fragmentation géopolitique accrue, l’effet refuge de l’or se renforce
En plus de la politique monétaire, le climat géopolitique mondial reste fragmenté, la confiance entre États s’effrite, ce qui devient un pilier structurel important de la demande d’or.
Ces dernières années, de nombreuses banques centrales à travers le monde ont accumulé massivement de l’or pour diversifier leurs réserves de change et se prémunir contre les risques géopolitiques, consolidant ainsi un solide socle pour les prix de l’or. Sur le long terme, de 35 dollars l’once dans les années 70 à désormais 5600 dollars l’once, l’or a constamment prouvé sa qualité de valeur refuge et sa capacité à prémunir contre la dépréciation des monnaies.
Les actions minières aurifères fortement sous-évaluées, déséquilibre entre rentabilité et valorisation
Par rapport à l’investissement direct dans l’or physique, les institutions privilégient la valeur d’investissement du secteur minier aurifère.
Dunkley précise que la valorisation actuelle des sociétés minières aurifères implique une prévision de prix de l’or très en deçà des cours actuels, reflétant une prudence excessive du marché vis-à-vis de la tendance haussière à long terme et offrant ainsi une large marge de correction des valorisations. Même en cas de correction du prix de l’or, les principales sociétés de production maintiennent une forte rentabilité de leurs flux de trésorerie, la majorité dispose d’une trésorerie abondante et la qualité opérationnelle y est excellente.
Grant McAdam, adjoint au responsable de portefeuille chez Vallarta Capital, ajoute que le rendement élevé et stable du flux de trésorerie des sociétés minières aurifères est rare au sein des marchés actions. Mais, sous l’influence d’un marché actions haussier prolongé, les institutions sous-investissent dans le secteur de l’or, n’y transférant des fonds qu’en cas de faiblesse des marchés traditionnels, un comportement similaire à celui observé durant le marché haussier des matières premières dans les années 70.
Focus sur des titres étrangers de qualité, tendance à la consolidation du secteur affirmée
Concernant la direction précise des investissements, les institutions privilégient les sociétés aurifères cotées canadiennes. McAdam explique que le Canada bénéficie d’un environnement juridique et commercial stable, permettant d’éviter des risques géopolitiques et politiques supplémentaires ; même si les processus d’approbation minière y sont relativement longs, ses actifs miniers restent compétitifs à l’échelle mondiale.
Les principales positions du portefeuille incluent Artemis Gold, Alamos Gold, IAMGOLD et autres sociétés de qualité ; de surcroît, ils anticipent une consolidation sectorielle avec des entreprises majeures utilisant des acquisitions pour accroître leurs réserves et leur capacité de production.
Conclusion
En somme, la correction actuelle du cours de l’or n’est pas un renversement de tendance, mais bien une fenêtre pour un positionnement à long terme. La création excessive de monnaie, la dette élevée, et la fragmentation géopolitique restent les trois piliers fondamentaux du marché haussier de l’or.
Graphique journalier de l'or au comptant, source : Easy FXStreet
UTC+8, 1er juillet, 10h12 — l'or au comptant coté à 3972,15 dollars/once
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