L’or s'effondre de 14% au deuxième trimestre, le pire résultat depuis 12 ans ! 4130 sous pression, 3900-3920 en attente d’un retournement
Aujourd'hui, jeudi 9 juillet, pendant la séance asiatique, l'or au comptant a montré une faiblesse en oscillant, le London Gold se négocie actuellement aux alentours de 4067 dollars l'once, avec une baisse journalière comprise entre 0,2% et 0,5%, ayant chuté jusqu'à 4054 dollars en début de matinée. Les moteurs de cette baisse comprennent les minutes de la Fed de juin, qui restent agressives, le marché qui revalorise l'éventualité d'une nouvelle hausse des taux cette année, le rendement des bons du Trésor US à 10 ans dépassant 4,5% et l'indice dollar revenant au-dessus de 101, augmentant le coût de détention pour des actifs non rémunérés comme l'or ; le conflit entre les États-Unis et l'Iran a fait grimper les prix du pétrole, renforçant les anticipations d'une inflation persistante, le caractère "prudentiel" étant dépassé par la "haute rémunération", et le prix de l'or souffre temporairement de cette pression.
【Analyse fondamentale】
Les dernières prévisions trimestrielles montrent que l'or a connu au deuxième trimestre son recul le plus sévère en douze ans, avec une baisse cumulative de 14,1%, non seulement effaçant tous les gains du premier trimestre, mais franchissant pour la première fois depuis novembre 2025 le seuil psychologique clé des 4000 dollars l'once. Bien qu'il ait terminé le trimestre aux alentours de 4008 dollars, il s'agit de la pire performance trimestrielle depuis le deuxième trimestre 2013. Pourtant, les analyses institutionnelles soulignent qu'il ne s'agit que d'une correction saine au sein d'un marché haussier de long terme, sans remettre en question la tendance générale à la hausse de l'or—le prix de l'or a tout de même enregistré une hausse cumulée de 21,3% sur les douze derniers mois.
La correction profonde du deuxième trimestre s'explique par le cumul de nombreux facteurs négatifs. Le mécanisme clé est la chaîne de transmission "hausse des prix du pétrole—inflation persistante—anticipation de hausse des taux" : le conflit États-Unis/Iran a fait augmenter les coûts énergétiques, ce qui a porté le taux d'inflation PCE américain de mai à 4,1% et le PCE core à 3,4%. Parallèlement, sous la nouvelle direction de la Fed, l'institution s'est clairement orientée vers une posture agressive, le marché inversant brutalement ses anticipations en passant d'une baisse des taux en début d'année à une probabilité élevée de hausse des taux en fin d'année. De plus, la force temporaire du dollar a augmenté le coût d'acquisition d'or pour les investisseurs non-américains, et l'optimisme du marché concernant la progression des négociations géopolitiques a affaibli la prime de sécurité, accentuant ensemble la pression à la baisse sur le prix de l'or.
Malgré les risques de volatilité à court terme, les institutions restent optimistes pour la seconde moitié de l’année et le moyen-long terme. Le principal soutien repose sur la tendance structurelle des banques centrales mondiales à acheter de l’or. Les données montrent qu'une proportion record de banques centrales interrogées envisagent d’augmenter leurs achats d’or dans l’année à venir, et près de 90% des institutions prévoient une croissance continue du stock global officiel. Cette demande d’allocation, peu sensible au prix, permet de couvrir efficacement le risque géopolitique, de résister aux fluctuations de l’inflation et d’optimiser la structure des réserves de devises, consolidant ainsi le plancher du prix de l’or.
Pour l’avenir, le rebond de l’or dépendra de l’évolution de deux variables majeures : premièrement, si l’inflation se refroidit effectivement avec la baisse des prix du pétrole ; deuxièmement, si la force du dollar peut se maintenir. Avec la combinaison "inflation élevée + dollar fort", le coût de détention des actifs non rémunérés demeure élevé. Mais grâce à la faible corrélation de l’or avec d’autres actifs et à son absence de risque de crédit, sa valeur de couverture dans l’allocation d’actifs mondial reste solide. Les institutions anticipent qu’avec l’absorption progressive par le marché des facteurs défavorables, accompagnée des achats continus des banques centrales, le prix de l’or pourrait retrouver une tendance haussière au second semestre, et il devrait s’inscrire en hausse sur l’ensemble de l’année.
【Analyse technique récente de l’or】
L’or demeure globalement faible, et la situation entre les États-Unis et l’Iran reste déterminante ; si elle se détend, les acheteurs pourraient prendre l’initiative, sinon les haussiers risquent de devoir patienter longtemps.
La moyenne mobile horaire de l’or présente actuellement un croisement baissier, indiquant une poursuite possible de la faiblesse à court terme à moins d’un stimulus provenant d’une actualité ; il faut donc faire preuve de patience et attendre une opportunité. Il semble que l’or puisse encore évoluer près de son plancher ; sous 4130, un rebond technique profond paraît difficile, de sorte que l’or devrait poursuivre son phase d’ajustement, avec un focus à court terme sur la résistance de la zone des 4130.
La pression à court terme pourrait entraîner une nouvelle baisse, mais il faut aussi rester vigilant : l’or est dans un processus de consolidation de son plancher, et il est prudent de surveiller tout rebond technique après un excès de baisse, d’autant plus qu’un soutien provenant de nouvelles informations intervient fréquemment quand le marché est au plus bas ; en ce qui concerne le support, la zone des 3900–3920 restera notre point d’attention principal.
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