Le « vétéran » de Wall Street : la poursuite du marché haussier des actions américaines dépendra de la position politique de la Fed, avec une marge d’erreur extrêmement réduite.
Selon BlockBeats, le 2 juillet, Bob Doll, PDG de Crossmark Global Investments, a déclaré que les actions américaines sont actuellement dans un « bull market à haut risque ». Dans un contexte où l’inflation reste supérieure à l’objectif de 2 %, pour que le marché poursuive sa hausse, il faut que les bénéfices des entreprises continuent de dépasser les estimations et que la Fed maintienne une politique neutre voire accommodante.
Doll a souligné que, malgré la récente baisse des prix du pétrole, l’inflation américaine reste au-dessus de l’objectif, et que le cycle actuel de baisse des taux est probablement près de sa fin, voire qu’une nouvelle hausse des taux pourrait intervenir cette année. Avec des valorisations proches de leurs niveaux historiques, la dépendance du marché aux bénéfices et à la politique monétaire est nettement accrue, ce qui limite la marge d’erreur globale.
Selon FactSet, le consensus des institutions prévoit une hausse du S&P 500 d’environ 21,2 % sur les 12 prochains mois, avec un objectif autour de 8 918 points. Par ailleurs, la croissance des bénéfices au deuxième trimestre devrait atteindre 23,1 %, permettant potentiellement une croissance supérieure à 20 % sur deux trimestres consécutifs. Le ratio cours/bénéfices prospectif est actuellement d’environ 20,1, un niveau légèrement supérieur à la moyenne sur cinq ans.
Sur le plan de la politique monétaire, le marché surveille particulièrement les dernières déclarations de Kevin Warsh, président de la Fed. Lors de ses interventions publiques, il n’a pas clarifié si une hausse des taux aurait lieu en juillet, réaffirmant son intention de réduire l’orientation prospective, d’accentuer la dépendance vis-à-vis des données économiques, et de s’engager à ramener l’inflation à l’objectif de 2 %.
Sous l’effet de ses propos, le rendement des obligations américaines à deux ans a momentanément reculé à environ 4,15 %. Les attentes de hausse des taux cette année se sont atténuées, mais le consensus montre qu’une hausse reste possible en 2026, tandis que le scénario de référence privilégie un maintien des taux inchangés avant 2027.
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