Retour sur le « cycle du porc » : les flux de trésorerie de l'industrie sont en train de s'épuiser, la réduction de l'offre pourrait survenir de manière « non linéaire »
I. Que s'est-il passé ? — Accumulation de multiples records historiques, le secteur plongé dans un gouffre de "perte de sang"
Les prix s'effondrent sur toute la ligne. Au 26 juin 2026, le prix moyen de sortie national du porc était de 9,4 RMB/kg. Après avoir atteint un niveau historiquement bas de 8,67 RMB/kg à la mi-avril, soit le plus bas des vingt dernières années, il oscille sans cesse dans une fourchette très étroite de 9 à 10 RMB/kg, affichant un schéma typique de "tassement du fond". Le marché des porcelets s'effondre simultanément, le prix d'un porcelet sevré de 7 kg ayant chuté à 157 RMB/pièce au 23 juin, soit une baisse de 64% en glissement annuel et de 13% par rapport au mois dernier, formant une inversion profonde par rapport au coût sectoriel de 280 RMB/pièce.

Les indicateurs historiques sont brisés les uns après les autres. Au 24 juin, le rapport porc-céréales des grandes et moyennes villes nationales est tombé à 3,88, approchant le record historique atteint en avril de cette année. Le rapport porc-céréales est un indicateur clé de la rentabilité de l'élevage — 6:1 correspond à l'équilibre, moins de 5:1 à des pertes générales, et moins de 4:1 signifie que le secteur est entrant dans une zone d'extrême perte profonde. Ce record historique indique que le secteur se trouve actuellement dans une zone de fond de cycle extrême.

Le secteur de l'élevage est en perte profonde généralisée. Au 26 juin, le mode d'auto-reproduction/auto-élevage engendrait une perte de 346 RMB par tête, tandis que le mode d'achat de porcelets perdait 339 RMB par tête, les deux modes connaissant des pertes similaires et représentant la deuxième profondeur de perte la plus importante depuis 2014. Le mode auto-reproduction/auto-élevage subit des pertes consécutives depuis plus de 9 mois depuis septembre 2025, et le mode d'achat de porcelets depuis plus de 10 mois. Le secteur est passé d'une simple "perte de bénéfices" à une "consommation continue de flux de trésorerie", l'ensemble du secteur étant en état systémique de "perte de sang".

II. Pourquoi est-ce important ? — Logique de liquidation non linéaire sous l'assèchement du flux de trésorerie
1. Pourquoi la consolidation du prix à ce cycle a-t-elle dépassé les attentes : le "double piège" de l'excès d'offre et de la faiblesse de la demande
La phase de tassement en fond de cycle s'est prolongée bien au-delà des attentes du marché, principalement en raison d'un déséquilibre structurel entre l'offre et la demande.
Du côté de l'offre, la conjonction de la population élevée de truies reproductrices et du saut systémique de productivité forme une "double compression". Au 31 mars 2026, le stock national de truies reproductrices s'élevait à 39,04 millions de têtes, soit 1,54 million au-dessus du seuil cible récemment fixé par le Ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales (37,5 millions de têtes). Pendant ce temps, le PSY moyen du secteur est passé de 22,7 têtes en 2023 à 24,3 têtes en 2025, l'amélioration spectaculaire de la productivité permettant d'augmenter considérablement la capacité réelle de sortie à population constante.

Au premier trimestre 2026, les sorties nationales de porc ont atteint 200 millions de têtes, soit une hausse de 2,8% en glissement annuel, et la production de porc a augmenté de 4,2%. Par ailleurs, le taux de remplissage des stocks de produits congelés a grimpé jusqu'à un niveau historique de 32,96%, soit une augmentation de plus de 15 points sur un an, les énormes stocks de produits congelés faisant office de "retenue", continuant d'étouffer la reprise du prix du porc.
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