Enfin la fin de 9 baisses consécutives ! Oracle a chuté lors de 18 des 22 dernières séances de bourse
Le cours de l’action Oracle, après sa plus longue série de baisses depuis 2021, a finalement mis fin à son hémorragie, mais la profondeur et la durée de la chute continuent d’attirer l’attention des marchés.
La nuit dernière, Oracle a clôturé en hausse de 2,49 % à 143,76 dollars, mettant fin à neuf séances consécutives de baisse et réalisant son plus fort rebond en une journée depuis le 15 juin. Le titre a atteint un pic de 145,62 dollars en séance, soit une hausse de 3,8 % par rapport à la clôture précédente.

Cependant, ce rebond ne parvient pas à masquer des fragilités plus profondes. Depuis le sommet de clôture de 248,15 dollars le 1er juin 2026, Oracle a connu une baisse sur 18 des 22 dernières séances, soit un repli cumulé de 26,2 %.
Parallèlement, le sentiment haussier des analystes de Wall Street à propos du titre atteint un sommet sur près de vingt ans, avec un prix cible moyen laissant entrevoir plus de 80 % de potentiel d’appréciation, créant ainsi un contraste saisissant.
La profondeur de la chute : 56 % de distance et une "véritable dégringolade"
L’intensité de la baisse est rare dans l’histoire récente d’Oracle. Lors de la série de neuf séances de recul, le titre a perdu 24 %, établissant un record de succession de baisses depuis décembre 2021. En élargissant la fenêtre temporelle, depuis le record historique de clôture à 324,33 dollars le 10 septembre 2025, Oracle a chuté de 56,2 % ; le repli sur les 52 dernières semaines atteint également 38,1 %.
Selon Barron’s, le fait que cette correction intervienne en décalage avec le rebond du secteur logiciel retient d’autant plus l’attention du marché. Le iShares Expanded Tech-Software ETF a progressé sur cinq séances consécutives la semaine dernière, pour un gain total de plus de 10 %, alors qu’Oracle descendait à contre-courant. Ce décalage montre que le facteur déclenchant n’est pas une pression systémique sectorielle, mais des enjeux spécifiques à l’entreprise.
Les dépenses en capital et la question de la dette sont les principaux risques qui pèsent sur Oracle, largement considérés comme la raison majeure de la sous-performance persistante du titre.
L’analyse suggère qu’Oracle a besoin de financements externes pour soutenir ses plans d’investissement, et caractérise les "défis de financement" comme un risque clé. L’accroissement des dépenses et la montée de l’endettement constituent aujourd’hui la préoccupation majeure des investisseurs.
Le soutien des analystes : 84 % de recommandations d’achat, un objectif de cours suggérant une hausse de 82 %
Malgré la pression persistante sur le cours, la confiance de Wall Street en Oracle est à un niveau historique. Selon les données de FactSet, 84 % des analystes couvrant Oracle attribuent une recommandation d’achat – un niveau n’ayant été dépassé brièvement qu’en mai 2011 au cours des vingt dernières années. L’objectif de cours moyen s’établit à 254,84 dollars, ce qui laisse entrevoir un potentiel de hausse d’environ 82 % par rapport à la clôture de jeudi dernier.
Parmi eux, Siti Panigrahi, analyste chez Mizuho Securities, se montre particulièrement optimiste avec un objectif à 320 dollars, Oracle étant une des valeurs prioritaires recommandées par Mizuho. Panigrahi a indiqué dans son rapport publié jeudi dernier : "La pile technologique AI de bout en bout d’Oracle, couvrant la base de données, l’infrastructure et les applications, positionne l’entreprise comme un bénéficiaire clé à long terme de la vague d’adoption de l’AI."
Les analystes de KeyBanc ont aussi relevé le mois dernier leurs estimations de bénéfices pour Oracle, en estimant avec de plus en plus de confiance que la croissance des dépenses opérationnelles restera modérée, tout en maintenant leur recommandation d’achat et un objectif à 300 dollars, jugeant que "le potentiel de hausse à venir trouve ses racines dans cette dynamique."
Dans un contexte d’intensification de la course aux infrastructures AI, la capacité d’Oracle à tenir ses engagements de croissance tout en maintenant sa discipline financière sera le facteur déterminant de la convergence de son titre vers les objectifs des analystes.
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