- Rosen Law Firm a ouvert une enquête sur de potentielles violations du droit des valeurs mobilières par Strategy.
- L’examen porte sur MSTR et plusieurs titres privilégiés, notamment STRC et STRF.
- Strategy reste le plus grand détenteur public mondial de Bitcoin avec plus de 846 000 BTC.
L’enquête ne constitue ni une action en justice ni une reconnaissance d’une faute. Rosen évalue si les actionnaires ayant acquis des titres de Strategy pourraient avoir des raisons d’intenter un recours collectif si des preuves de potentielles violations apparaissent.
Rosen examine de potentielles réclamations en valeurs mobilières
Rosen Law Firm a annoncé le 24 juin qu’elle enquête sur de potentielles réclamations en valeurs mobilières impliquant Strategy Inc., anciennement connue sous le nom de MicroStrategy.
Le cabinet indique examiner si l’entreprise a fourni des informations commerciales matériellement trompeuses ou omis de transmettre des données que les investisseurs auraient dû recevoir selon la législation fédérale américaine sur les valeurs mobilières.
L’enquête couvre plusieurs titres de Strategy, incluant les actions ordinaires cotées sous le symbole MSTR et les titres privilégiés STRF, STRC, STRK et STRD.
Rosen encourage les investisseurs ayant acheté ces titres à contacter le cabinet pendant qu’il évalue si l’ouverture d’un recours collectif est justifiée.
À ce stade, aucune action en justice n’a été intentée et aucun tribunal n’a constaté que Strategy a violé les lois sur les valeurs mobilières.
La stratégie Bitcoin maintient l’entreprise sous les projecteurs
Strategy demeure l’une des sociétés les plus suivies sur les marchés financiers en raison de sa stratégie de trésorerie axée sur le Bitcoin.
Sous la direction de l’Executive Chairman Michael Saylor, l’entreprise a accumulé plus de 846 000 Bitcoin, ce qui en fait le plus grand détenteur public coté de cet actif numérique.
Sa stratégie d’accumulation agressive a transformé Strategy en un proxy à effet de levier pour l’exposition au Bitcoin. En conséquence, le cours de l’action de l’entreprise est souvent plus volatil que celui du Bitcoin lui-même.
Les émissions d’actions privilégiées du cabinet ont également attiré des investisseurs institutionnels recherchant un revenu tout en conservant une exposition indirecte à la stratégie Bitcoin de l’entreprise.
Des événements récents attirent l’attention des investisseurs
L’enquête fait suite à plusieurs développements très médiatisés concernant Strategy au cours du mois de juin.
Début juin, l’entreprise a révélé avoir vendu 32 Bitcoin afin de contribuer au financement des paiements de dividendes sur les actions privilégiées. Bien que la transaction ne représente qu’une petite fraction de ses avoirs totaux, elle marque un rare écart à l’approche buy-and-hold de longue date de Michael Saylor.
L’entreprise a également continué à lever des fonds via l’émission d’actions privilégiées pour financer de nouveaux achats de Bitcoin. Si les partisans considèrent cette stratégie comme un moyen efficace d’augmenter l’exposition au Bitcoin, certains investisseurs s’interrogent sur les effets potentiels des augmentations de capital continues et de la dilution des actionnaires en période de faiblesse des marchés.
Ces développements ont coïncidé avec une hausse de la volatilité tant du cours du Bitcoin que de l’action Strategy.
Ce que signifie l’enquête
Les enquêtes auprès des actionnaires sont courantes après d’importants épisodes de volatilité ou en cas d’allégations selon lesquelles une société aurait publié des informations publiques inexactes ou incomplètes.
Les cabinets juridiques utilisent généralement ces examens pour déterminer si des investisseurs ont pu subir des pertes à la suite de potentielles violations de la législation sur les valeurs mobilières.
Si suffisamment de preuves existent, l’enquête pourra déboucher sur un recours collectif. Si ce n’est pas le cas, aucune action en justice ne sera engagée.
Les investisseurs ayant acquis des titres de Strategy et estimant avoir été affectés peuvent contacter Rosen Law Firm afin de connaître leurs droits. Ces affaires sont en général traitées sur la base d’honoraires de résultat, ce qui signifie que les investisseurs ne paient généralement pas de frais juridiques sauf en cas de succès.
Pour l’instant, l’enquête constitue une première analyse juridique et non pas une procédure judiciaire formelle. Strategy n’a été reconnue responsable d’aucune violation du droit des valeurs mobilières, et l’issue de l’enquête de Rosen reste incertaine.



