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La trêve entre les États-Unis et l’Iran est terminée, le dollar américain connaîtra-t-il sa dernière hausse ?

La trêve entre les États-Unis et l’Iran est terminée, le dollar américain connaîtra-t-il sa dernière hausse ?

硅基星芒硅基星芒2026/07/09 08:58
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Par:硅基星芒

Morning FX

Le mémorandum de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran n’a même pas tenu un mois avant d’être annulé, déclenchant une hausse de plus de 11% des prix internationaux du pétrole brut au cours des deux derniers jours. Quel est le cœur du conflit ? Comment cela affecte-t-il le marché du forex ?

1. Le différend entre les États-Unis et l’Iran n’a jamais réellement trouvé de fin

Ce revirement a pour origine apparente l’attaque par l’Iran de trois navires commerciaux dans le détroit d’Hormuz mardi, mais la source profonde réside dans le fait que les résultats obtenus lors de la négociation du mémorandum d’entente US-Iran sont très défavorables pour les États-Unis, qualifiable de « perte tactique ». Par rapport à l’accord sur le nucléaire iranien signé sous Obama en 2015, ce nouveau mémorandum accuse deux reculs majeurs :

  • Restrictions nucléaires : durant l’accord nucléaire, des normes quantitatives strictes régissaient l’enrichissement d’uranium, les stocks, les équipements de fabrication, etc., et en cas de violation vérifiée, les sanctions étaient automatiquement rétablies. Ce nouveau mémorandum exige simplement « de ne pas fabriquer d’armes nucléaires, maintenir le statu quo », ce qui, en termes vagues, signifie qu’il n’a guère d’effet.

  • Renversement des échanges de jetons : l’accord nucléaire imposait à l’Iran de respecter d’abord les restrictions avant que les sanctions soient progressivement levées ; ce mémorandum inverse le processus : lever l’embargo en premier puis discuter des questions nucléaires, remettant d’abord les jetons à l’Iran, qui n’a alors plus aucun intérêt à poursuivre les négociations.

Cependant, l’avantage de ce mémorandum réside dans l’absence de signature ou de supervision d’une tierce partie : le coût du revirement est faible. Ainsi, Trump, sous pression, peut choisir le cessez-le-feu pour apaiser le marché, et lorsqu’il est calmé, corriger l’Iran afin d’obtenir de nouveaux jetons pour les négociations ultérieures, une démarche logique.

Ou, plus simplement, la logique sert ses propres positions.

2. Fin du cessez-le-feu, quelles perspectives pour la suite ?

Analyse générale : À mon avis, l’objectif de Trump a toujours été de favoriser les négociations par la pression militaire. Avec sa personnalité TACO profondément enracinée et la pression des élections de mi-mandat à venir, même avec la fin du mémorandum et une légère augmentation des tensions au Moyen-Orient, il est peu probable que l’on revienne à la situation grave de mars. Les prix du pétrole devraient osciller autour de 80, avec une faible probabilité de dépasser 90.

Analyse de l’indice dollar : Il faut reconnaître que du point de vue du différentiel de taux, des termes de l’échange et des sentiments de refuge, l’indice dollar bénéficie actuellement d’un triple soutien. Néanmoins, cela n’est pas suffisant pour lui permettre de franchir le seuil des 102. Le facteur décisif pour le prochain mouvement de l’indice dollar sera la publication de l’inflation CPI américaine de juin mardi prochain. Le marché table actuellement sur un CPI cœur annuel de 2,9% et mensuel de 0,3%, soit légèrement supérieur au niveau de mai. Si les données sont inférieures aux attentes, une baisse rapide des taux d’intérêt américains pourrait affecter davantage l’indice dollar.

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3. Résumé

  • Les États-Unis n’ont rien obtenu du premier mémorandum, renverser la table et négocier sous pression par la force est une opération logique.

  • Le degré d’intensité des nouvelles tensions devrait être bien inférieur à celui de mars-avril, insuffisant pour permettre à l’indice dollar de franchir les 102 ; si le CPI américain de juin publié mardi prochain est en dessous des attentes, une baisse des taux américains pourrait à nouveau peser sur l’indice dollar.

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