
Le 15 octobre, le Bureau of Labor Statistics américain a publié des chiffres montrant que l’indice PPI sur la demande finale a augmenté de 1,3% sur le mois de septembre, et de 6,3% en glissement annuel ; hors alimentation, énergie et services de négoce, l’indice de base progresse de 0,5% sur un mois, et de 5,0% en glissement annuel. Les pressions sur les prix concernent à la fois les biens et les services.
Impact sur le marché : l’augmentation des prix à la production accroît la pression sur les entreprises pour absorber les coûts ou répercuter la hausse sur l’aval, rendant le marché plus prudent quant à toute interprétation rapide d’un assouplissement politique sur un simple rebond obligataire d’une journée. À suivre : la mesure dans laquelle les coûts se transmettent au consommateur, et la capacité des entreprises à préserver leurs marges.
Selon le bureau du recensement américain, les ventes au détail et dans la restauration en septembre atteignent environ 745 milliards de dollars, soit une hausse de 0,8% sur le mois, et de 6,3% sur un an. Ces données ne sont pas corrigées de l’inflation, elles ne peuvent donc pas être directement assimilées à une augmentation de la consommation réelle.
Impact sur le marché : la hausse du montant des dépenses soutient le chiffre d’affaires des entreprises, mais associée à une inflation robuste, le dilemme politique reste entier. Il faudra observer les volumes vendus par les détaillants, le niveau de remises, et les objectifs de bénéfices pour distinguer la part de croissance liée à la demande ou aux prix.
Pour la semaine close au 9 octobre, les stocks commerciaux américains de pétrole brut ont diminué de 8,6 millions de barils. Le 15 octobre, le cours de règlement du WTI pour livraison novembre bondit de 3,03% à 97,97 dollars/baril, tandis que le Brent pour livraison décembre recule de 0,13% à 105,92 dollars/baril.
Impact sur le marché : la baisse des stocks soutient le pétrole américain, tandis que les capacités de transport mondiales, les risques sur les routes du Golfe et les anticipations de reprise de l’offre impactent différemment les prix régionaux. À surveiller : la persistance des mouvements de stocks et les effets des coûts de transport sur les écarts entre régions.
| Or spot | 4 153,42 dollars/l’once | Cotation intraday du 16 octobre à 02:01 heure de Pékin, +1,2% |
| Argent spot 白银 | 57,05 dollars/l’once | Cotation de la séance américaine le 15 octobre, +2,5% |
| WTI pétrole brut | 97,97 dollars/baril | Futures novembre, règlement du 15 octobre, +3,03% |
| Brent pétrole brut | 105,92 dollars/baril | Futures décembre, règlement du 15 octobre, -0,13% |
| Indice dollar DXY | env. 102,06 | Cotation du 16 octobre à 09:01 heure de Pékin |
| Rendement du Treasury US 10 ans | env. 5,064% | Cotation de la séance américaine le 15 octobre |
La reprise de l’or et de l’argent coexiste avec la détente des taux sur les bons du Trésor américain, bien que les données sur l’inflation restent robustes. Pour le trading cross-asset, il est crucial de distinguer la correction de court terme d’une véritable tendance baissière sur les taux ; pour le pétrole, il faut suivre séparément évolution des stocks, logistique et offre/demande régionale.
BTC : env. 82 326,50 USDT, +0,73% en 24h. ETH : env. 2 438,68 USDT, +0,85% en 24h. Capitalisation totale des crypto-monnaies env. 2,78 trillions de dollars, -2,01% en 24h ; mise à jour à 09:11 heure de Pékin le 16 octobre.
La principale zone de liquidation potentielle des vendeurs court se situe entre 83 000 et 83 400 dollars, soit 0,92%-1,40% au-dessus du cours actuel ; en dessous, la zone de liquidation des acheteurs long va de 81 300 à 81 800 dollars, à 0,54%-1,15% de distance. Nous sommes actuellement plus proches de la borne basse : en cas de baisse dans cette zone, attention à la volatilité générée par le désendettement forcé des acheteurs long.
La zone de liquidation dense pour les vendeurs court est identifiée entre 2 465 et 2 490 dollars, soit +1,18% à +2,20% plus haut ; la zone de liquidation potentielle des acheteurs long se situe entre 2 380 et 2 425 dollars, à une distance de 0,47%-2,31%. À l’heure actuelle, la zone basse est la plus proche ; si ETH chute vers 2 425 dollars, attention à la pression de liquidation des acheteurs long ; à la hausse près de 2 465 dollars, surveiller le risque de rachat à la perte des vendeurs court.
Selon le rapport Glassnode du 14 octobre, le coût de revient moyen pondéré du BTC détenu par les ETF spots américains est estimé à 81 500 dollars, soit un BTC à +0,92% au-dessus du coût. Strategy a indiqué au 12 octobre que, au 11 octobre, elle détenait 848 250 BTC à un coût moyen total de 75 444 dollars (frais inclus) ; le prix du BTC est de +9,02% par rapport à ce coût. Ces chiffres illustrent l’écart indicatif de prix par rapport à ces coûts.
La zone de liquidation basse du BTC (81 300 – 81 800 dollars) couvre la référence de coût ETF autour de 81 500 dollars ; si le BTC retombe dans cette zone, surveiller à la fois le désengagement du levier et la réduction des gains latents. À la hausse, se concentrer sur les 83 000 – 83 400 dollars, pour ETH observer les réactions autour de 2 425 dollars et de 2 465 dollars.
| Indice Dow Jones industriel moyen | 52 177,69 | +1,08% |
| Indice S&P 500 | 7 744,06 | +0,33% |
| Indice composite Nasdaq | 26 713,03 | +0,08% |
Les trois indices principaux clôturent en hausse, le Dow Jones en tête, le Nasdaq quasi stable. La remontée des indices coexiste avec la poursuite de la baisse de certains titres technologiques, d’où une reprise différenciée du marché.
Bilan pour les « Sept géants » : 3 en hausse, 4 en baisse. Microsoft se démarque positivement, tandis que Nvidia et Tesla enregistrent les plus forts replis ; l’unité de rebond des grandes valeurs technologiques n’est pas encore établie, l’analyse devra se faire société par société, en croisant réalisation des profits et retours sur dépenses d’investissement à venir.
Santé : Eli Lilly +3,55%, United Health +2,79%. Deutsche Bank relève la notation des deux sociétés. La santé diverge donc des grandes valeurs tech en repli ; il faudra surveiller la pérennité du soutien apporté par les attentes sur les bénéfices.
Semiconducteurs : l’ADR de TSMC chute de 1,80%, Nvidia -1,84%. TSMC combine croissance des profits et repli boursier, ce qui montre que la performance du secteur doit être évaluée sous l’angle des résultats, des attentes et des multiples, une seule publication ne pouvant dicter le sens de toute la chaîne d’approvisionnement.
Spatial commercial : Rocket Lab recule de 6,64%. Le premier vol de Neutron reporté à 2027 recentre l’attention sur la validation technologique et le calendrier de génération de revenus.
Résumé de l’événement : TSMC a publié le 15 octobre un chiffre d’affaires de 46,72 milliards de dollars pour le troisième trimestre (+41,2% sur un an) ; le bénéfice net ressort à 763,06 milliards de TWD (+68,7% sur un an), avec une marge brute de 66,4%. L’entreprise anticipe un chiffre d’affaires pour le quatrième trimestre compris entre 52,3 et 54,3 milliards de dollars. Son ADR a clôturé à 422,25 dollars (-1,80%).
Décryptage de marché : les résultats et prévisions offrent des preuves tangibles de la demande en fabrication de puces, mais on constate un découplage entre la croissance des chiffres et la performance boursière. Pour le prix de l’action, l’anticipation de croissance et la capacité à délivrer des profits récurrents seront déterminantes.
Enseignement pour les investisseurs : surveiller si le chiffre d’affaires du T4 s’inscrit dans la fourchette annoncée, la demande en process avancé, et la durabilité des marges élevées. Évaluer séparément la croissance opérationnelle et l’évolution des valorisations permet de mieux comprendre la volatilité post-résultats.
Résumé de l’événement : Charles Schwab a publié le 15 octobre un chiffre d’affaires T3 d’environ 7,2 milliards de dollars (+17% sur un an) ; le bénéfice ajusté ressort à 1,69 dollar/action. Les nouveaux actifs clients du trimestre atteignent 190,4 milliards de dollars (+38%), pour un total sous gestion d’environ 13,33 trillions de dollars. Le titre cloture à 94,16 dollars, en baisse de 2,73%.
Décryptage de marché : la croissance des actifs prolonge la base future de commissions et de marges d’intérêt, mais l’allocation des clients, le coût des dépôts et les variations de rendement pèseront sur la translation en profits. Croissance des résultats et baisse du cours peuvent coexister, la baisse ne doit pas être interprétée comme une dégradation immédiate des fondamentaux.
Enseignement pour les investisseurs : surveiller la fidélisation des nouveaux actifs, le mix de liquidité des clients et la trajectoire des marges d’intérêt nettes ; vérifier si l’accroissement de l’actif se traduit par une croissance durable du bénéfice par action.
Résumé de l’événement : dans une mise à jour du 14 octobre, Rocket Lab annonce le report de la première mission de la fusée Neutron à 2027, sans nouvelle date annoncée ; la réingénierie et les tests à venir sont toujours nécessaires. L’action chute de 6,64% à 55,25 dollars le 15 octobre.
Décryptage de marché : le report allonge la phase de validation et de génération de chiffres d’affaires sur le segment lanceur moyen. Les commandes devront être sécurisées par une capacité de lancement fiable, le déplacement du calendrier impacte aussi l’analyse de la consommation de cash par le marché.
Enseignement pour les investisseurs : suivre la validation des structures primaires, les progrès des tests complets et le nouveau planning de lancement ; surveiller la capacité des flux de trésorerie actuels à couvrir la durée du développement.
Ripple Prime lance les swaps perpétuels RWA pour les institutions. Selon une annonce du 15 octobre, le produit couvre plus de 100 marchés de référence incluant actions, indices, ETF, métaux, énergie et forex, avec négociation et règlement 24/7. Le contrat fait référence aux contrats perpétuels Trade.xyz sur Hyperliquid, et RLUSD peut servir de collatéral, l’applicabilité variant selon la juridiction. Cela élargit les canaux de gestion du risque pour les actifs traditionnels.
Starknet lance un vote non contraignant pour une L1 indépendante. Le vote ouvert le 15 octobre dure sept jours, concernant la poursuite de la recherche sur une L1 résistante aux ordinateurs quantiques indépendante. Un résultat favorable donnera lieu à l’étude et à de futurs projets de proposition, sans signifier une validation du passage ; il est précisé que le projet poursuit l’usage de STRK, sans émettre de token supplémentaire.
Network School acquiert Farcaster. Rish, cofondateur de Neynar, a annoncé le 15 octobre le transfert à Network School de l’application Farcaster, du code du protocole et des produits associés, la majorité de l’équipe poursuivant le développement. Il faudra observer les changements de modèle économique et la rétention des développeurs et utilisateurs.
DeFi Development relève le rendement du dividende pour CHAD. Annonce du 15 octobre : le rendement du dividende sur l’action préférentielle CHAD passe de 13% à 14%, effet au 2 novembre ; pour une valeur nominale de 10 dollars/action, le dividende annuel passe de 1,30 à 1,40 dollar, sous réserve de validation par le conseil d’administration. Les fonds issus des prochaines émissions serviront à élargir la trésorerie SOL, il conviendra de surveiller l’adéquation coût du financement/retour de la trésorerie.
Canaan annonce les derniers développements de son activité minière et de valorisation de la chaleur résiduelle. Mise à jour du 15 octobre : production de 44 BTC en septembre, détention de 1 875 BTC en fin de mois ; le projet de chauffage urbain régional de 8MW en Europe du Nord fonctionne désormais à plein, la chaleur informatique dessert environ 2 800 foyers. Cette mise à jour fournit un éclairage sur la taille des réserves en crypto-monnaies et l’efficacité énergétique de l’entreprise.
| 16 octobre 20:30 | États-Unis | Indice des prix import/export de septembre | ★★★ |
| 16 octobre 21:15 | États-Unis | Production industrielle et taux d’utilisation de la capacité (septembre) | ★★★ |
Événements majeurs à surveiller : les indices de prix import/export complètent la lecture des pressions de coûts externes, tandis que la production industrielle renseigne sur l’offre réelle de l’économie. Si la pression sur les prix continue d’augmenter et la production reste résistante, cela pourrait limiter les attentes de politique accommodante ; à l’inverse, un repli de la production obligera à réviser les hypothèses de croissance des profits.
Opinion d’institution : Jed Ellerbroek, gérant de portefeuille chez Argent Capital Management, a déclaré le 15 octobre que la hausse du coût du financement pèse sur l’immobilier et la construction de centres de données, mettant en lumière les actifs défensifs et non cycliques. Ceci rappelle qu’en évaluant les investissements IA futurs, il convient d’examiner simultanément le coût des capitaux et la capacité de génération de cash.
Cet article est fourni uniquement à titre d’information sur le marché, et ne constitue pas un conseil en investissement.