Web3 : Un couple français victime de trois cambriolages en raison d'une fuite de données liées aux cryptomonnaies
Un couple résidant dans le département de la Somme, en France, a été victime de trois tentatives d'effraction avec violence en moins d’un mois. Les agresseurs réclamaient environ 1 million d’euros en crypto-actifs, mais les deux occupants ne possédaient en réalité aucun de ces actifs. Selon le reportage, les criminels auraient visé cette propriété par erreur, en se basant sur des données personnelles de l’ancien propriétaire qui avaient fuité.
Données de l’ancien propriétaire diffusées sur le dark web
La maison achetée par ce couple appartenait auparavant à un riche retraité lié aux crypto-actifs. D’après le reportage, les informations fiscales et l’adresse de l’ancien propriétaire avaient été compromises lors d’une fuite de données, puis mises en vente sur le dark web, identifiant le bien comme étant potentiellement associé à une importante détention de crypto-actifs.
Après le changement de propriétaire, ces informations n’ont pas été mises à jour. En conséquence, de nouveaux occupants ont été ciblés de façon répétée par des groupes criminels alors qu’ils ne détenaient aucune monnaie virtuelle.
Trois attaques en moins d’un mois
Lors de la première tentative d’effraction, les agresseurs ont été mis en fuite par le chien de la maison. Lors de la seconde intrusion, d’autres individus ont pénétré dans la résidence, maîtrisé et frappé un des occupants, publiant une partie de l’agression sur Snapchat. Selon le reportage, les assaillants se sont alors rendu compte qu’ils s’étaient trompés de cible.
Les résidents ont ensuite installé un système d’alarme. Le 17 juillet, une troisième tentative d’effraction a eu lieu mais a été déjouée grâce à l’alarme.
- Première tentative échouée, les cambrioleurs sont mis en fuite par le chien
- Lors de la deuxième intrusion, un occupant est agressé et la scène diffusée sur les réseaux sociaux
- Troisième tentative stoppée par le déclenchement de l’alarme
Augmentation du nombre de cas en France

Le tribunal d’Amiens a rendu son jugement cette semaine concernant la troisième attaque. Deux hommes âgés de 20 et 21 ans ont été condamnés, l’un ayant été recruté via Telegram pour participer à cet acte.
La société de sécurité blockchain CertiK qualifie ce type de faits de « cyberattaques ciblées et pilotées par les données ». Les criminels rassemblent des bases de données compromises, des informations fiscales, des données d’exchanges, l’activité on-chain et des adresses pour identifier des cibles potentielles. Même après le déménagement du détenteur initial des crypto-actifs, des données obsolètes peuvent continuer à mettre les nouveaux résidents en danger.
D’après les statistiques de CertiK, au premier semestre 2026, 52 cas vérifiés de violences ou de menaces liées aux crypto-actifs ont été recensés dans le monde, dont 33 en France. Sur la même période, le nombre de cambriolages vérifiés en France est passé d’un seul cas au premier semestre 2025 à 20 en 2026 ; le risque financier total impliqué dans ces affaires atteint 124,1 millions de dollars.
Information complémentaire : Le reportage précise que le couple tente désormais de vendre la maison pour échapper à ces menaces persistantes.

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