Le projet de loi sur la conduite autonome à Washington suscite une confrontation directe entre Uber et Waymo
Gelonghui, le 13 juillet | Un projet de loi en cours à Washington D.C., autorisant l’exploitation des véhicules autonomes sur la voie publique, est en train de devenir un projet pilote clé dans la stratégie globale de taxis autonomes d’Uber. Uber ne se limite plus à investir ou à coopérer avec des entreprises développant des taxis autonomes ; il essaie également de prendre l’initiative dans l’élaboration des règles de régulation du secteur, ce qui l’a conduit à un affrontement direct avec son partenaire commercial, Waymo. Uber s’oppose au projet de loi, affirmant que cette nouvelle réglementation réduirait les opportunités d’emploi des chauffeurs de VTC titulaires d’un permis, et aboutirait en pratique à un monopole de Waymo dans le secteur. Il aurait été rapporté qu’Uber mène actuellement des actions de lobbying, exigeant que les taxis autonomes soient intégrés à des plateformes de VTC qui disposent également de chauffeurs humains. Waymo, filiale du groupe Alphabet, a quant à elle exprimé son soutien au projet de loi, affirmant qu’il garantirait le déploiement sécurisé des véhicules autonomes, favoriserait le développement des transports publics, assurerait l’équité dans l’accès à la mobilité et tiendrait également compte des intérêts des travailleurs, tout en ne prévoyant aucune restriction pour les entreprises comme Uber.
Si le lobbying d’Uber aboutit et que Washington, ainsi que d’autres régions, adoptent le modèle de plateforme hybride, des entreprises de véhicules autonomes comme Waymo n’auraient plus que deux options : soit intégrer des applications de VTC tierces telles qu’Uber pour recevoir des commandes, soit développer leur propre plateforme d’exploitation, tout en recrutant des chauffeurs humains pour assurer en parallèle le service de VTC, en dehors de leur flotte autonome développée au coût de plusieurs centaines de millions de dollars et sur plusieurs années. Aux yeux d’Uber, si Waymo parvient à faire adopter le projet de loi comme prévu, Uber risque d’être totalement évincé du marché local des services de mobilité autonome.
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
